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Prepcom 2013

Le deuxième Comité préparatoire du cycle d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) s’est tenu à Genève du 22 avril au 3 mai 2013, sous la présidence de l’Ambassadeur roumain Cornel Feruta.

Dans un contexte marqué par l’aggravation inquiétante des crises régionales, tant en Iran qu’en Corée du Nord, le TNP demeure aujourd’hui la clé de voûte du régime international de non-prolifération et l’un des fondements du système de sécurité collective. L’un des objectifs prioritaires de la France porte sur la consolidation de ce régime.

Par conséquent, la France se félicite que ce Comité préparatoire ait permis de poursuivre les échanges, de manière approfondie et équilibrée, sur l’ensemble des trois piliers du Traité (désarmement, non-prolifération nucléaire, promotion des usages civils du nucléaire), dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route constituée par le plan d’action adopté par consensus en 2010. C’est en effet cette approche équilibrée et réaliste, appelant les États à des actions concrètes et progressives, qui peut seule permettre d’avancer en vue de créer les conditions d’un monde sans armes nucléaires, conformément aux objectifs du TNP.

La France note également avec satisfaction que des thématiques importantes, qu’elle jugeait insuffisamment prises en compte au cours du cycle précédent, aient pu être abordées par les États parties, comme le respect des obligations internationales en matière de non-prolifération et les conséquences d’un exercice abusif du droit de retrait du Traité.

S’agissant du Moyen-Orient, le Comité préparatoire est venu rappeler les fortes attentes liées à la mise en œuvre de la résolution de 1995 et à la réalisation de l’objectif d’une zone exempte d’armes de destruction massive dans la région. Cet objectif, ambitieux, suppose de la patience, de la persévérance et une approche inclusive. C’est la raison pour laquelle les efforts de l’ensemble des États parties au TNP doivent continuer de converger, de manière constructive, vers ce même but. La France tient en particulier à réaffirmer son engagement, en soutien de M. Laajava et des trois États dépositaires, à créer les conditions en vue de permettre la tenue de la conférence de facilitation sur ce sujet, initialement prévue en 2012, le plus rapidement possible, avec tous les acteurs concernés.

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