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La Conférence de l’article XIV du TICE, 24-25 septembre 2009

La sixième Conférence de l’article XIV du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) s’est tenue au siège des Nations unies les 24 et 25 septembre 2009 sous la coprésidence des ministres des Affaires étrangères de la France et du Maroc, Bernard Kouchner et Taieb Fassi Fihri.

Les deux pays, succédant à l’Autriche et au Costa Rica, ont conduit le processus visant à promouvoir l’entrée en vigueur du Traité pour les deux années suivantes jusqu’à la prochaine conférence. La large participation (103 délégations dont 53 ont prononcé des déclarations) et le haut niveau de représentation ont témoigné du succès de cette conférence.

Le ministre a salué la confirmation, par le président Obama, de son intention de travailler avec le Congrès en vue d’une ratification du TICE par les États-Unis et a émis l’espoir que les huit autres États dont la ratification est nécessaire « sauront s’inscrire dans cette nouvelle dynamique pour effectuer, à leur tour, un pas décisif en faveur du désarmement et de la non prolifération nucléaires ».

« Le jour même où le Conseil de Sécurité, au niveau des Chefs d’État, va se réunir pour aborder les questions de non prolifération et de désarmement nucléaires, cette Conférence revêt, pour mon pays, une importance politique majeure. C’est dire la responsabilité qui sera la nôtre au cours de nos travaux. Désormais signé par plus de 180 États et ratifié par 149, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires bénéficie d’une puissante dynamique politique et jamais la perspective de son entrée en vigueur n’a semblé aussi proche.

A nous, aujourd’hui, de trouver la force de conviction pour qu’il soit ratifié par l’ensemble des nations, et pour que son entrée en vigueur renforce de façon décisive le régime international de non prolifération et nos efforts de désarmement nucléaire.

[…]

Je souhaite donc, pour conclure, lancer un appel solennel aux neuf États dont la ratification est encore nécessaire à l’entrée en vigueur du Traité. Ils portent, en ce sens, une responsabilité particulière. Par leur ratification, ils enverront un message d’espoir en renforçant le régime international de non-prolifération et la sécurité collective. »

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, le 24 septembre 2009

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Bernard Kouchner. Crédit=ONU/New YorkBernard Kouchner. Crédit=ONU/New York

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